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Jeudi 3 juillet 2008

La harpe celtique est un instrument central du monde celte; plus que "traditionnelle", elle est une expression d'une culture classique celtique et, maintenant, d'une musique celtique contemporaine; elle possède généralement 32 à 38 cordes. Elle est reconnaissable à son arc, toujours cintré. Très répandue en Irlande au Moyen Âge, elle a peu évolué depuis (sauf certaines créations modernes). Elle sert à présent aussi pour apprendre à jouer de la harpe.

 

De nos jours, les cordes sont le plus souvent en nylon, mais on trouve aussi des instruments montés en boyau (de mouton) ou encore en métal. Certaines cordes sont généralement colorées, comme pour la harpe à pédale, de façon à repérer les notes de la gamme. Ainsi, les do sont rouges et les fa sont noirs, bleus et verts.

Des taquets (ou palettes), fixés près de la partie supérieure de chaque corde, permettent de modifier la hauteur d'un demi-ton pour jouer les altérations (dièses/bémols). On accorde généralement la harpe celtique en mi bémol majeur avec les taquets en position basse, ce qui permet ensuite de jouer dans les tonalités ayant jusqu'à quatre dièses ou jusqu'à trois bémols.

La harpe celtique correspond à tout un répertoire, traditionnel ou savant, irlandais, écossais et, depuis les années 50, breton. Mais elle s'adapte aussi à des répertoires classiques et contemporains (jazz, folk-rock, "world", électro-rock, pop, new age...). Elle accompagne idéalement le chant soliste. Sa petite taille en fait un instrument de choix pour débuter l'apprentissage de la harpe à pédales, bien qu'elle possède une technique de jeu propre, différente du jeu sur harpe classique. La plupart des instruments sont acoustiques mais il existe des harpes électro-acoustiques et purement électriques (cf Alan Stivell)

.http://fr.youtube.com/user/comhaltas

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Mercredi 2 juillet 2008

La musique irlandaise est née il y a longtemps sur la terre d'Irlande indépendamment des considérations politique ou religieuse actuelles. Suite à l'émigration massive des Irlandais au XIXe siècle, elle s'est répandue aux États-Unis notamment, mais aussi sur l'ensemble du Royaume-Uni. Elle a été incluse dans d'autres styles et de nombreux reels et jigs irlandais ont été repris, entre autres par le bluegrass et la musique traditionnelle canadienne, y compris au Québec.

La musique la plus ancienne connue en Irlande est celle des harpistes des clans gaéliques datant du IXe siècle. La harpe figure comme emblème du pays depuis au moins le XIIe siècle. On ne sait rien des musiciens non professionnels ni des danses pratiquées à l'époque mais le harpiste accompagnait un poète qui proclamait les louanges du chef de clan auquel il était rattaché.

Avec le temps, les musiciens devinrent peu à peu des musiciens itinérants, conséquence du déclin de la société gaélique entre le XIIe siècle et le XVIe siècle, dont un des derniers témoins est le harpiste Turlough O'Carolan au XVIIIe siècle.

Au XVIIe siècle, les danses devinrent très populaires, comme dans le reste de l'Europe. La danse irlandaise connut son apogée au XIXe siècle, et de nombreux témoignages de voyageurs en Irlande prouvent son importance.

En raison d'une crainte de la disparition de la musique irlandaise et de ses instruments, un grand nombre de nationalistes convaincus se regroupèrent à partir de la fin du XVIIIe siècle pour tenter de la faire revivre dans diverses associations.

Principalement originaire des XVIIIe et XIXe siècles sous la forme que nous connaissons actuellement, la musique traditionnelle se subdivise en musique vocale d'une part et musique instrumentale d'autre part. Mais c'est la voix qui en forme la base, en raison d'une caractéristique prépondérante de cette musique essentiellement mélodique : les ornementations. On distingue :

  • le sean-nos (litt. « style ancien »), chant en gaélique a cappella, difficile d'accès au premier abord, est issu du Moyen Âge.

  • les protest songs, chants militants composés pour magnifier l'esprit et l'action indépendantiste face à l'occupation anglaise.

  • la musique de danse, purement instrumentale qui depuis quelques décennies se joue aussi dans les pubs (socializing) ;

  • la musique mélodique, avec les ballades, les slow airs (mélodie instrumentale lente et calme) et les laments (mélopées racontant une histoire triste, proches des gwerzioù bretonnes) ;

Du point de vue harmonique, la musique traditionnelle est diatonique, mais comporte parfois des altérations, et se joue principalement dans les tonalités de sol, ré et la majeur. Le mode majeur domine largement ; les rares tunes en mineur se jouent en mi, la ou si. Il existe aussi une littérature musicale adaptée pour le violon (et dérivés, mandoline, banjo...) en do, fa, sib et relatives (la min, ré min et sol min). Les flûtistes maîtrisant les clés peuvent néanmoins s'y adapter.

La première source révélant le nom d'une danse irlandaise remonte à 1590. Dix ans plus tard, Fynes Moryson, secrétaire de Lord Mountjoy, écrit que les Irlandais «dansent très volontiers, n'usant pas de l'art des mesures lentes ou des gaillardes, mais seulement de danses campagnardes». Un quatrain rédigé en 1670 mentionne quatre noms de danses. Arthur Young, dans son Tour of Ireland (1776-79), écrit que «danser est une chose commune pour les gens pauvres. Les maîtres à danser voyagent dans les campagnes, de cabane en cabane, avec un cornemuseux ou un violoneux aveugle, et le prix est de six d. et un quart. C'est un système d'éducation.» Du fait qu'auparavant, la langue irlandaise - le gaélique - n'avait aucun mot signifiant danser, il est possible qu'elle n'existait pas en Irlande. Un témoignage écrit atteste d'ailleurs que les envahisseurs Normands introduisirent des danses en Irlande vers 1410 (il existait pourtant bien des danses religieuses ou guerrières chez les Celtes).

La musique de danse constitue un répertoire énorme (plus de 6.000 mélodies ou tunes) réparti en plusieurs types dont les trois principaux sont la jig (du français "gigue", cf l'allemand geige , "violon"), le reel et le hornpipe.

Il existe trois formes de jig :

- la double jig, en 6/8, dont l'unité rythmique consiste en deux groupes de trois croches. Son autre caractéristique réside dans la dernière mesure comprenant trois croches et une noire, celle-ci reproduisant la même note que les 2e et 3e croches ;

- la single jig, en 6/8 ou 12/8, présente une unité rythmique de deux groupes de noire-croche. Cette jig est caractérisée par sa dernière mesure comprenant une noire pointée et une croche ;

- la slip jig ou hop jig adopte la mesure 9/8 par groupes de 3 croches (3/8 3/8 3/8). Ce type de jig se distingue en outre par sa structure de deux fois quatre mesures, les autres jigs comptant toujours deux fois huit mesures.

Le slide est une sorte de jig en 12/8, qui se caractérise par ses pas glissés, d'où son nom.

L'unité rythmique du reel consiste en deux groupes de quatre croches (mesure 2/2 ou C barré). Rapide - voire très rapide - dans la majorité des cas, cette danse peut parfois être interprétée sur un tempo lent, prenant alors le nom de slow reel.

Le hornpipe adopte la mesure 4/4 et se joue sur un tempo modéré. On accentue en principe une croche sur deux, non comme les « croches inégales » du baroque français, mais plus ou moins comme si la première valait les deux dernières croches du triolet.

En général, quelle que soit la danse, la structure usuelle adopte la forme A A B B ou (A) s'appelle tune et (B) turn. Comportant quatre ou huit mesures chacune, elles forment une «question-réponse».[1] Chaque partie est répétée, mais la fin de la reprise est parfois légèrement modifiée (A A' B B') pour permettre aux danseurs de savoir quand ils doivent s'apprêter à un pas différent.

On rencontre parfois une troisième (C) et plus rarement encore une quatrième partie (D) concluant la danse ; dans la majorité des cas, composées par un interprète, elles sont des variations qui se sont introduites dans le répertoire au fil du temps.

A part les polkas - prisées dans la région du Kerry -, valses et quelques autres rares danses (fling, barn-danceset-dance (du français "suite de danse"). Inventée par les maîtres à danser au dans le Nord du pays), il existe encore une suite de danse irlandaise particulière : le XVIIIe siècle, elle reçut un nom particulier à cause de sa structure différente qui requérait des pas propres à chaque mélodie. Le plus connu des set-dances est probablement the Blackbird dont les deux parties comptent respectivement 8 et 15 mesures. 

source wikipedia

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Mardi 1 juillet 2008

Afin de bien illustrer et  comprendre l'Eire, voici un petit topo historique:

L'Histoire de l'Irlande commence par le premier peuplement humain autour de 7000 av. J.-C, quand les chasseurs-cueilleurs sont arrivés de la Péninsule Ibérique probablement via l'Ecosse. Les traces les plus anciennes ont été retrouvées dans le comté de Waterford dans la région de l'actuelle Munster. Un bouleversement des populations mésolithiques est attestée vers 4000 av. J-C, il semble davantage procéder d'une mutation interne des sociétés et de leur organisation socio-économique que d'un apport exterieur de nouveaux venus. Leur mode de vie va progressivement évoluer vers l'agriculture et l'élevage. Elles vivent dans des maisons en bois rectangulaires, utilisent des outils en pierre polie et des poteries. C'est cette civilisation mégalithique qui érige des dolmens à vocation funéraire (long barrows). Vers 2100 av. J.C, de nouveaux arrivants indo-Européens (Proto-Celtes) originaires du Nord-Ouest de l'Europe, introduisent progressivement leur hiérarchie sociale, leur religion et la langue pré-celtique. Toutefois ils n'auraient pas été plus de quelques milliers. L'âge du bronze commença autour de 2000 av. J.-C, lorsque du cuivre est allié avec de l'étain pour produire des objets en bronze. Cette période a aussi vu la production d'ornements complexes d'or, des armes et des outils et d'importants tumulus ronds (round barrows). C'est de cette époque que date l'exploitation de mines de cuivre dans les régions de Cork et Kerry et d'or dans le Wicklow.

L' Age du Fer commence vers 700 av. J.C avec l'arrivée des Celtes en Irlande en provenance de Grande Bretagne. Qui partagent un certain nombre de traits culturels communs avec les autres peuples celtes du centre et de l'ouest de l'Europe.

La structure de la société celtique reprend le schéma de la structure sociale tripartite des Indo-européens au sommet de laquelle on trouve une classe sacerdotale composée des druides, des bardes et des vates. Les druides ont en charge la religion, le sacrifice, la justice, l'enseignement, la poésie, la divination ; les bardes sont spécialisés dans la poésie orale et chantée et doivent faire la louange, la satire ou le blâme ; les vates sont des devins qui se consacrent plus particulièrement à la divination et à la médecine. En Irlande, les filid (bardes) vont devenir les membres les plus influents de cette classe sacerdotale, dont une des prérogatives est de conseiller le roi.

Dans la civilisation celtique, le rôle du roi est non seulement de mener la guerre, mais surtout de redistribuer les richesses et de dire la justice, inspirée par les druides. Longtemps ces rois n'ont été que des chefs au pouvoir incertain et aux successions problématiques. La deuxième classe de la société est celle des guerriers et la troisième est celle des producteurs, artisans, agriculteurs et éleveurs. Ces clans vont progressivement fusionner pour constituer quatre royaumes (ou provinces) : l'Ulster, le Leinster, le Munster et le Connacht (Connaught). Au début du Ve siècle, un Ard ri Érenn (roi suprême d'Irlande) étend son pouvoir sur toute l'île, il siège à Tara capitale de Meath. Les autres rois lui doivent le «  boroma  », tribut payable en bétail - son non-paiement entraîne des guerres dont la mythologie se fait l'écho, tout autant que les razzias. Les romains, qui occupent la Bretagne (Angleterre actuelle), n'occuperont jamais l'Irlande (qu'ils appellent Hibernie), peuplée de populations trop difficilement assimilables et trop loin du cœur de l'Empire.

Après les Celtes, les Vikings ont attaqué et colonisé cette terre au huitième siècle après J.-C. Ce sont les Vikings qui ont fondé la ville de Dublin en l'an 988. La toponymie (noms de villes), par exemple Wexford et Wicklow vient des Vikings. Après cela, les Anglo-Normands colonisèrent l'île avec beaucoup de succès dans sa moitié Est, mais finirent par devenir plus irlandais que les Irlandais eux-mêmes. L'Angleterre a dès lors colonisé le pays complètement ; les Irlandais ont tenté de lutter contre les Anglais puis les Britanniques et il y a eu beaucoup de révolutions. En 1800, le gouvernement britannique cherche par tous les moyens la voie de l'intégration jusqu'à ce que le Premier ministre William Pitt fasse proclamer l'union de l'Irlande et de la Grande-Bretagne, donnant naissance au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande.

En 1829, le député irlandais Daniel O'Connell (Dónall Ó Cónaill), adepte de la résistance passive, obtint l'émancipation des catholiques. De 1845 à 1847, le mildiou, une maladie de la pomme de terre (aliment de base en Irlande) provoque une effroyable famine : 1,5 millions d'Irlandais sont morts. C'est la Grande Famine (An Gorta Mór), qui provoquera la plus formidable émigration de l'époque : la moitié des survivants, environ 1 million, s'embarque pour le Nouveau Monde, particulièrement au Canada et aux États-Unis, mais aussi en France et en Suisse.

En 1921, à la suite d'un soulèvement raté en 1916, des négociations avec Éamon de Valera et Michael Collins conduisent à une partition de l'île : l'Irlande du Sud a gagné son autonomie puis son indépendance en 1937 et l'Irlande du Nord est restée dans le Royaume-Uni. La République d'Irlande est restée très pauvre jusque dans les années 1990. Depuis son adhésion à la Communauté européenne en 1973, son développement économique extrêmement dynamique la place en tête des pays européens. En Irlande du Nord, les Républicains (catholiques) souhaitent, en majorité, que leur région quitte le Royaume-Uni pour intégrer la République d'Irlande. Les Unionistes (protestants), pour leur part, souhaitent rester britanniques.

source wikipedia

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Lundi 30 juin 2008

-deux peuples, un seul combat, (un clin d'oeil aussi à nos amis corses, bretons, occitans...que l'on ne voit pas dans ce diapo-rama) pour une Europe des peuples frères

http://fr.youtube.com/TirEoghainLad

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Vendredi 27 juin 2008

Bon et puis tant qu'on y est voiçi Dame Vat , le groupe ou officie nos deux ex-beaj-iskis, a savoir Vincent et Mikaël:

 

Les termes qui définiraient le mieux le groupe « Dam vat » seraient efficacité du jeu, sobriété des arrangements et recherche du swing.
Ce groupe est la fusion de 3 personnalités de la musique traditionnelle et de deux musiciens d'influences jazz ou rock.
Leur répertoire est principalement axé sur les chants de basse Bretagne (pays vannetais, centre Bretagne...)mais dérive sur les zones limitrophes en pays Gallo (Loudéac, Vannetais gallo...).

 


Le groupe Dame Vat

Membres du groupe:

Vincent AUBIN: accordéon diatonique

Mikaël COROLLER: guitare acoustique

Natacha BEZTI-RALY: chant

Yan KERMADON; bombarde

Denis LAPOTRE: clarinette, saxo

 

Site : fest-noz.bzh.Tamm kreiz.com

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Vendredi 27 juin 2008
Manu et Gwènaël FRINBeaj Iskis, groupe de musique à danser, comme ils se définissaient, nous ont fait connaître les instruments traditionnels bretons ainsi que les danses très caractéristiques bretonnes. Le groupe était composé de:
Vincent AUBIN: accordéon diatonique
Mikaël COROLLER: guitare acoustique
Emmanuel FRIN: biniou et clarinette
Gwénaël FRIN ( soeur de l'autre): flûte traversière bois
Le groupe a ecumé tous les feznoz ( bal de danse  traditionnelle bretonne) durant quatre années de 1996,  année de création du groupe, à 1998 dans toute la bretagne;  ils se sont produits a Ordiarp en 1996 et 1997, je ne sais plus comment nous avions pris contact, grâce à eux nous avons découvert la bretagne, sa musique et ses instruments que sont la bombarde ( sorte de gaita) et le biniou ( cornemuse assez rustique, pardon!!) Il y ai un cinquième larron a la bombarde, je n'ai pas retenu son nom, car  était solitaire et tel un marin scrutant l'horizon, il restait de longs moments immobile fixant un point sans doute imaginaire.
Le groupe restera a jamais dans les annales de Musikaren Eguna ainsi que dans nos souvenirs; les moments de partage étaient très forts; partage d'amitié, de zike, de danse ( entorse du petit doigt de la main), de bière  et c'était Gwenaël la plus forte........ a  la bière, comme tout bon breton.
Aujourd'hui, Vincent et Mikaël se produisent au sein du groupe dame-vat.
Manu, quant à lui d'après ce que j'ai pu lire serait en duo au sein de "HAMON-FRIN" (biniou et bombarde) pas de news de Gwènaël ni du joueur de bombarde

Vincent  AUBIN et MIKAël COROLLER

 

Béaj Iskis - Tamm-Kreiz

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